© Amis du Vieux Mirecourt Regain

Mirecourt au tournant du XXe siècle

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la ville de Mirecourt connaît une expansion rapide. Des rues et avenues nouvelles sont ouvertes et de nombreux bâtiments publics ou particuliers sont construits, ainsi qu’un nouveau pont sur le Madon.  La ville prend les services d’un architecte à la fin du XIXe siècle, François Clasquin et se dote aussi d’un théâtre, centre de la vie culturelle.

Des maisons remarquables

L’essor de la ville aux XIXe et XXe siècles s’accompagne de constructions de belle qualité, reprenant les formes à la mode.
Rue Charles Derise, une maison construite en 1904 par P. Le Brun, architecte, utilise quelques éléments de l’art « pittoresque »

Lorsque la gare est construite, en 1875, une belle avenue bordée d’arbres est tracée pour la rejoindre. L’avenue de la Gare, achevée en 1881, deviendra après la guerre avenue Foch.

De belles villas construites par Clasquin au 9 avenue Foch et au 8 avenue Graillet, de forme très classique, avec quelques éléments de décoration presque Art nouveau, font de ce quartier un ensemble résidentiel intéressant.

La rue Estivant, appelée d’abord ruelle de l’Ecole normale, se construit avant la première guerre et se pare de belles villas.
Le collège, édifié par Clasquin également, sera inauguré en grande pompe en 1907.

François Clasquin

François Clasquin est né à Nantes le 16 janvier 1849, de parents mirecurtiens. Ils sont revenus s’installer rapidement à Mirecourt. Il fait des études d’architecte à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts (ENSBA) à Paris, puis installe son agence à Epinal en 1883.
Il est une personnalité importante du département des Vosges, occupant les postes d’architecte en chef du département des Vosges, d’architecte de la Ville de Mirecourt, d’inspecteur des Monuments historiques des Vosges.
Il a également des talents de photographe et d’aquarelliste et a laissé de nombreux dessins à la plume publiés en 1911 dans un ouvrage intitulé Mirecourt temps passés, temps présent.
Sur le plan architecturale, il a été très influencé par Charles Garnier, auteur de l’Opéra de Paris (1861).
François Clasquin décède en 1917 à Epinal, où il est inhumé.

Des bâtiments publics

Nos suggestions