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Vivre comme un luthier

Une journée dans la peau d’un luthier

Jamais je n’aurais pensé que passer une journée à Mirecourt m’aurait permis de me transporter dans la peau d’un luthier. Pourtant, une fois arrivée, tous mes sens sont en émoi et il est facile de comprendre un mode de vie, un métier, une passion et bien plus encore.

Faustine, 22 ans

L'atelier du musée

Cette année, je découvre seule la capitale de la lutherie car j’avais besoin de me recentrer sur des essentiels après cette période de confinement. Après avoir poussé la porte du musée de Mirecourt pour ressortir, je suis les indications de la personne à l’accueil et traverse ainsi la passerelle qui passe au dessus de la rivière. Je me rends à l’atelier en face du musée. Sur la façade, une petite plaque  indique « Famille Gérôme. Lutherie cordes pincées. Période d’activité 1892-1996 ». Je franchis le portail, j’emprunte aussitôt l’escalier qui conduit à l’atelier et je pousse la porte. Et là, la magie opère de suite. Je me trouve projetée à une époque bien loin des nouvelles technologies. Il y a des machines, du bois, beaucoup de bois, des outils et une odeur… Ce mélange de copeaux et de vernis qui nous donne envie d’avancer vers l’atelier situé un peu plus en avant et s’approcher des instruments. Je suis pourtant dans une dépendance du musée mais tout a été conservé à l’identique pour que nous puissions avoir une immersion totale dans l’atelier des frères Gérôme, fabricants de guitares et mandolines. Un jeune s’approche de moi et se présente : il est étudiant à l’école de lutherie et le weekend, il propose une petite approche de son travail dans l’atelier. Je découvre alors ce métier hors du commun de passionné. Rien n’est posé au hasard, même la photo de Georges Brassens scotchée après un meuble montre que sa guitare a bel et bien été fabriquée à Mirecourt.

Les maisons du lundi

A Mirecourt, les familles de luthiers venaient fêter le « Saint Lundi », jour de congé hebdomadaire, dans les « maisons du lundi ». Je suis allée à la recherche de ces constructions qui autrefois étaient à l’extérieur de la ville mais aujourd’hui ressemblent plutôt à des cabanes de jardin sur des terrains privés. On les retrouve essentiellement le long du Madon ou vers la commune de Poussay. Très petites, elles sont toutes différentes et ont toutes du charme.

Toute la famille y venait le lundi pour cultiver légumes et fleurs, élever poules et lapins et se reposer. On y dormait même quelques fois le dimanche soir en été…

Le sentier des luthiers

Le sentier des luthiers à Mirecourt est un parcours historique destiné à enrichir la visite du musée. J’ai récupéré le livret intitulé le  « Sentier des luthiers » à l’Office de tourisme. Il est divisé en deux parties car nous avons le choix entre un parcours long et un parcours court.

L’idée est que le visiteur, en parcourant avenues, rues, ruelles et places, en traversant la rivière Madon, parte à la découverte d’une  des maisons de luthiers et d’archetiers, de petites entreprises ou d’usines.

En lisant les plaques apposées sur les différentes façades, je me suis rendue compte de l’importance de ce corps de métier auparavant. En effet, très régulièrement, des panneaux signalent le nom, les dates de luthiers et d’archetiers.

Cette journée à Mirecourt fut plus que surprenante. Je ne manquerais pas d’y retourner pour cette fois-ci visiter le musée de Mirecourt et pourquoi pas, rencontrer un luthier ou un archetier…

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